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Tome quatrième.
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CHAPITRE III.

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nique industriel, l’unique commerçantde l'Égypte , mono-pole gigantesque qui avait fait du gouvernement un chaos,de l’administration un pillage organisé, et de chaque cul-tivateur égyptien une machine soutirante surveillée parun soldat. La splendeur dont Méhémet-Ali se montrait en-touré ne cachait donc que misère et ruines. A force depressurer, d’exténuer la population, il en avait extrait dequoi jeter un vif éclat ; mais il se trouvait avoir escompté,au profit de quelques années, les ressources de plusieursgénérations successives. Toutela vitalité d'une race s’étaitépuisée à faire paraître grande la vie d’un seul homme.Méhémet-Ali n’était beaucoi p en Égypte que parce qu’il yétait tout. Derrière lui, par conséquent, que pouvait-il yavoir ? Rien.

A supposer que la civilisation telle que Méhémet-Ali l’avait entendue et pratiquée, méritât les encouragementsde la France, comment l’empire ottoman aurait-il pu re-vivre par l'intervention d'un pareil homme? Se révoltercontre le sultan, envahir la Syrie par Ibrahim, la sou-mettre, courir sur Constantinople l’épée à la main, il lepouvait assurément, et la suite le prouva. Mais, arrivé auseuil du sérail, aurait-il osé le franchir pour aller s’asseoirsur le trône de son maître abattu ? Il lui eût été impossibled’en concevoir la pensée. L’eût-il osé, son entrepriseserait-elle restée impuniePUn soldat macédonien aurait-ilpu ceindre le sabre d'Osman, dans un pays où le respectdu sang d’Osman est la religion même ? S'il se fût présentécomme le vengeur des vrais croyants, comme le préser-vateur armé de la religion musulmane , outragée par lesréformes de Mahmoud, détrôner le sultan eût été permis

peut-être à son audace -, mais le remplacer ?.Ceux qui

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IV