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Tome quatrième.
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CHAPITRE III.

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ries mettait M. de Varennes dans l'impossibilité de faire.Il parvint néanmoins à contrebalancer pendant quelquetemps l'influence russe , et la manière dont il mit à profitles circonstances témoigna d une grande dextérité.

La Russie s’était hâtée d’offrir au sultan le secours decinq vaisseaux et de sept frégates, et elle avait envojé àMahmoud le général Mourawieff, chargé de disposer toutpour l'intervention et de pousser jusqu'à Alexandrie . Legénéral Mourawieff eut le tort de faire un peu trop sentiraux Turcs l'injure desa présence. Il parcourut les casernes,il affecta avec les soldats turcs le ton du commandement.C’était souffler sur des cendres, mais sur des cendres en-core brûlantes. Il se trouva que des sujets avaient le cœurmoins servile que leur maître. Une agitation alarmante sedéclara dans la capitale. Le pacha d'Égypte , du moins,n’aurait pas humilié à ce point devant l'aigle noir à deuxtètes la majesté du croissant. Voilà ce que beaucoup pen-sèrent ; et Méhémet-Ali compta dans le divan plus d'unpartisan caché. Mahmoud, d’ailleurs, semblait prendre jene sais quel téméraire plaisir à braver son peuple. Au mo-ment même où il lui donnait le spectacle d'un abaissementsans exemple, il se livrait avec des chrétiennes à de pro-fanes amours ; et, plus hardi de jour en jour, il insultaitaux vieilles croyances en se plongeant dans l’ivresse. Oneût dit qu’il voulait s’étourdir sur sa faiblesse à l’égard del’étranger en redoublant d’audace à l’égard de la nation :sortes de dédommagements naturels aux âmes qui re par-tagent entre la pusillanimité et l’orgueil !

M. de Varennes s’empara de toutes les ressources quelui offrait ce concours de circonstances. Il réchauffa cequ’il y avait encore de pratiotisme dans le divan ; il en-