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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

tretint dans des sympathies toutes françaises le reis-ef-fcndi, dont il possédait l’amitié et qui était l'ennemi secretdes Russes ; enfin, il fut heureusement servi dans sa luttecontre M. deBoutenietf, ministre plénipotentiaire de Rus-sie , par la mort d’Antoine Franchini, drogman 1 fameux,dont les services étaient fort utiles au Cabinet de Saint-Pétersbourg.

Méhémet-Ali avait fait savoir qu’il n’était pas éloignéde traiter avec la Porte : M. de Yarennes profita de cetteouverture pour pousser à un arrangement direct, et, sou-tenu par le reis-efiendi, par les secrètes dispositions deplusieurs membres du divan, par les mécontentements deConstantinople, par le nom de la France , qui n'avait pasencore tout-à-fait perdu à cette époque le respect dumonde, il décida le sultan à faire partir pour l’Égypte Hali-Pacha. Les propositions portées par Tlalil à Méhémet-Ali consistaient dans la cession des petits pachaliks deSevde, de Jérusalem, de Naplouse et de Tripoli . Cette dé-marche mettait la Russie en dehors des affaires turques.Aussi, le général Mourawieff s'élança-t-il sur les tracesdu négociateur, le Cabinet de Saint-Pétersbourg ne vou-lant à aucun prix que l’empire ottoman s'accoutumât àpourvoir lui-même à son salut.

Jusque-là, l'influence française avait gagné du terrain.Mais la médiation de la France n’avait été acceptée et nepouvait l’être qu’à une condition : c’est qu'lbrahim seraitsommé de retirer la menace qu'il tenait perpétuellementsuspendue sur Constantinople . Ici commençait pour nousla difiicullé, parce qu’encore une fois le gouvernementfrançais n'avait rien prévu, rien préparé, pour une solu-

1 Interprète.