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Tome quatrième.
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CHAPITRE III.

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tion. M. de Varennes avait bien, il est vrai, pris l’engage-ment d’écrire à Ibrahim et à Méhémet-Ali pour que lesÉgyptiens suspendissent leur marche; mais le pacha d’É-gypte et son fils s’étaient avancés si loin qu'il leur était im-possible de s’arrêter devant des prières que n’appuyait pasl’appareil delaforce. Là était l’écueil. Ibrahim se contentade répondre qu'il ne pouvait qu’exécuter les ordres de sonpère, et, sous prétexte qu’à Koniah son armée manquaitde vivres, il annonça qu’il allait se porter en avant. 11 eutsoin de donner en même temps la liberté au grand-visir,qu’il charga de demander pour lui au sultan la permis-sion d’arriver jusqu’à Brousse : acte dérisoire de soumis-sion qui, partout ailleurs qu’en Orient, eût été une ironieinsolente et grossière.

Le mouvement d'ibrahim renversait l’œuvre de M. deVarennes. Plus effrayé que jamais, le sultan sollicita d’unemanière furtive les secours de la Russie , entraîné qu’ilétait vers cette dépendance honteuse, non-seulement parses inquiétudes, mais encore par les intrigues d’Achmet-Pacha, instrument de l’ambition étrangère. II importe denoter ici, comme une preuve de l'hostilité sourde qui ani-mait contre les Russes plusieurs des plus hauts person-nages de l’empire, que ce fut par un membre même dudivan que M. de Varennes fut mystérieusement instruitdes démarches nouvelles de Mahmoud. 11 se mit aussitôten mesure de les combattre, et, cette fois encore, les cir-constances lui vinrent en aide.

La négociation ouverte à Alexandrie était terminée.Méhémet-Ali avait accueilli le général Mourawieffavec po-litesse, mais sans s’incliner devant sa médiation. Quantaux propositions du sultan, il les avait nettement repous-iv. 10