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Tome quatrième.
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CHAPITRE IV.

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à combler le fossé. » D'aussi étranges idées ne pouvaientêtre et ne furent accueillies que par l’étonnement. Chacunse demanda si elles étaient sérieuses; et, depuis, plusieursont pensé que celui qui les avait émises n’avait eu pourbut que d’essayer le dévoùment de quelques hommessuspects à sa nature soupçonneuse.

Cependant, le comité de la Société des Droits del’Homme redoublait d'activité. Par d’infatigables corres-pondances, il hâtait dans les provinces le travail d’organi-sation commencé. Par de hardis manifestes, il tenait enhaleine dans la capitale les cent soixante-trois sectionsdont il gouvernait l’ardeur. On fit des cartouches ; oncommanda des achats de fusils ; on se mit en rapport avecles soldats en garnison à Versailles et à Yincenncs ; lescommissaires d’arrondissement furent chargés de faireconnaître au comité les ressources des divers quartiers deParis , et sur quels hommes il était permis de compter.Mais l’argent manquait ; le dévoùment ne se trouva pas,en général, au niveau de l’agitation, et la revue desforces disponibles de l’insurrection fut loin de répondreaux espérances conçues.

Parallèlement à la Société des Droits de l’Homme , mar-chait VAssociation pour la défense de la Liberté de laPresse . Le général Lafayette en était le patron ; MM. Mar-chais et Étienne Arago en étaient les secrétaires. Elle avaitpour but avoué de protéger la liberté d’écrire, soit enresserrant le lien des divers journaux républicains, soit enassurant aux œuvres des citoyens pauvres le bénéfice dela publicité, soit en organisant par toute la France dessouscriptions destinées à couvrir les amendes. Mais, quel-que pacifique que fût la nature de son institution, elle fa-