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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

qu’avaient si directement menacés la loi contre les asso-ciations se préparaient de toutes parts à un vigoureuxeffort. Des réunions avaient lieu à Paris , tantôt chez legénéral Lafayette, tantôt chez un de ses amis les plusdévoués. La question du combat y fut posée. Que faire si.foulant aux pieds les principes les plus inviolables, lePouvoir en venait à porter la main sur la liberté d'unemanière agressive et violente? Opposerait-on la force àla force? « Comment hésiter? disaient quelques-uns. Legouvernement commence l’attaque. 11 ira jusqu’au bout.Dosera tout contre nous si nous n’osons rien contre lui.Reculons, nous sommes perdus. )> La plupart, età leur tôteM. Garnier-Pagès , objectaient l’énormité de l’entreprise,l'insuffisance des préparatifs, l'indocilité des courages àmanier, le défaut d’organisation, le nombre des troupescontre lesquelles on auraità lutter, l'impossibilité absoluede jeter dans l'insurrection le gros de la bourgeoisie. Unavis singulier fut ouvert par un savant qu’avaient fait re-marquer dans le parti républicain la sauvagerie de sonhumeur et son caractère ombrageux à l’excès, mais enmême temps sa haute intelligence et son désintéresse-ment poussé jusqu’à l'héroïsme. Voici ce qu'il proposait:partant de ce point de vue qu’il y a dans le martyre uneincalculable puissance d’entrainement, un certain nombrede républicains auraient fait pacte avec la mort, et ren-fermés dans une maison, y auraient défendu jusqu'au der-nier soupir le principe attaqué. Ce n’étaient pas,du reste,les personnages les plus marquants du parti que l’auteurde la proposition appelait à remplir un rôle dans le dramedont il donnait leplan : « Ceux-là, disait-il, se réserverontpour l'assaut; nous serons, nous, les fascines qui servent