CHAPITRE IV.
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'Société des Droits de l’Homme, et n'attendait que le mo-ment d’agir.
Si tous ces mouvements eussent été coordonnés etsoumis à une vigoureuse impulsion, à une impulsion com-mune, nul doute que le gouvernement n’eùt été renversé.Mais les chefs n'avaient pu donner à l'organisation ni letemps ni le soin nécessaires, entraînés qu’ils étaient dansun tourbillon de feu.
C’était de la Société des Droits de l’Homme de Parisqu’aurait dû nécessairement partir le signal. Or, elle étaitelle-même, depuis quelque temps, minée par de fâcheusesdivisions. Au milieu d’elle s’étaient glissés des jeunesgens remplis de passions brûlantes, et qui frémissaientsous le joug du comité, qu’ils accusaient de tiédeur parceque son énergie n’excluait pas les conseils de la prudence.Se tenir prêt pour la bataille si le Pouvoir la rendait iné-vitable, telle était la politique du comité : eux, ilsjugeaientque c’était trop peu de s’armer pour la défensive, et qu’ilfallait attaquer. Le comité pensait que, pour avoir raisondes iniquités contre lesquelles on protestait, heurter defront et brutalement la bourgeoisie n’était pas indispen-sable : eux, ils repoussaient comme douteuse toute poli-tique de ménagements. Par suite de ces dissidences, unsecond comité avait été formé sous le nom de Comitéd’Action, et il en était résulté, parmi les sectionnâmes,une lutte qu’entretenait avec soin la police, partout pré-sente par ses agents. Après des tiraillements funestes,l’ancien comité l’emporta -, mais la fusion ne s’opéra pointsans avoir amené, comme il arrive presque toujours, desconcessions dont profita la fraction des audacieux.
La Société des Droits de l’Homme , au surplus, était loin