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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

d’embrasser le parti républicain tout entier. Le journalla Tribune, quoique rédigé avec une véhémence extraor-dinaire, était indépendant de la Société , dont M. ArmandMarrast ne faisait point partie. Il en était de même deMM. Armand Carrel à Paris, Anselme Pététin à Lyon ,Martin Maillefer à Marseille , et ces trois derniers éprou-vaient pour toute tentative hasardée une répugnance dontils ne se cachaient pas. Naturellement ennemi des alluresdémagogiques et accoutumé à ce qu’il y a de régulierdans la discipline militaire, Armand Carrel assistait avecun trouble secret au spectacle de ces passions dérégléesdans leur force et toujours à la' veille de dépasser leurpropre but. Et cependant, il avait la vue trop perçantepour ne pas apercevoir tous les éléments de puissancecachés à demi dans un tel désordre. Si les exagérationsde certains hommes l’alarmaient, il y avait, en revanche,dans la vigueur de leur essor, quelque chose qui plaisaità son courage et remplissait d’émotion son âme passion-née. Souvent il fut sur le point de rompre en public aveceux ; mais au moment de les attaquer dans le National ,son organe, il s’arrêtait tout-à-coup, hésitait, puis renon-çait à son dessein, ne voulant pas donner à l’ennemicommun la joie de triompher de la désunion des répu-blicains, et préférant, après tout, le tumulte à l’égoïsme,une colère irréfléchie à une basse insolence, les fautes desrebelles enfin à la sagesse menteuse des oppresseurs.

A cette diversité dans la manière d’apprécier l’énergiedu mouvement à imprimer au parti républicain, se joi-gnaient des dissidences d’opinion fort sérieuses. M. Gode-froi Cavaignac dans le Comité de la Société des Droits del’Homme, M. Armand Marrast dans le journal la Tribune,