CHAPITRE IV.
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professaient, sur le principe d'autorité, par exemple, etsur la centralisation, des idées que ne partageaient entiè-rement, comme nous l’avons déjà dit, ni M. ArmandCarrel, ni M. Anselme Pététin , ni M. Martin Maillefer.Armand Carrel , toutefois, chancelait dans son opinion,qu'il finit par abandonner avec cette intrépide bonne foiqui le caractérisait ; mais une conviction plus tenace ani-mait MM. Maillefer et Pététin, que touchait faiblement lanécessité de fortifier et de centraliser le Pouvoir aprèsl’avoir rendu tutélaire, et qui se préoccupaient beaucoupplus des moyens d'assurer à la liberté de l'individu desgaranties solides, et de tenir Paris en respect.
Si le parti républicain s'était senti moins fort, s'il n'a-vait pas cru toucher à la réalisation de ses espérances,peut-être aurait-il apporté moins de ferveur dans la lutteintellectuelle par laquelle il était intérieurement agité.Mais il y avait alors dans ce parti une résolution de vaincresi impétueuse et une si grande exubérance de vie, qu'onse jugeait à la veille de saisir le Pouvoir, et de passerainsi de la théorie à la pratique, du gouvernement despassions à celui des intérêts. Car il est à noter que, dansle sein môme de la Société des Droits de l'Homme , et auplus fort de son effervescence, on voyait s'accomplir untravail d’organisation pacifique très-actif et ayant pourbut de subordonner les emportements de la révolte auxprocédés de la science. Il fallait donc s’entendre sur lamanière dont la nation devait être excitée, dirigée, admi-nistrée, défendue ; il fallait tout à la fois se disposer à com-battre et à étudier, pourvoir aux nécessités du momentet méditer sur les choses du lendemain : double caused’enthousiasme, mais aussi de division et de fièvre !