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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

Cependant, la situation de l’ouvrier empirait. Par unfuneste et trop fréquent effet de la concurrence, les com-mandes avaient diminué. Le mouvement de la fabriquelyonnaise, dans les premiers mois de l’année 1834, setrouvait notablement ralenti. Et jamais, contraste déplo-rable! la joie du riche n’avait plus bruyamment éclaté.Les bals se succédaient avec une rapidité où entrait unesorte d’étalage provocateur. Lyon retentissait du bruit desfêtes. Le pauvre en tressaillit, et dans son cœur la colèreprit sourdement place à côté du désespoir. La crise étaitdonc devenue imminente : une réduction de vingt-cinqcentimes par aune sur le prix des peluches la précipita.Réduction peu considérable en elle-même, mais qui por-tait sur un salaire déjà insuffisant, et qui, ouvrant car-rière à des empiétements plus funestes, n’était qu'unepremière application de la loi du plus fort! Les ouvriersen peluches invoquèrent l’appui de leurs frères des autrescatégories ; et alors, obéissant au principe de solidarité, lasociété mutuelliste mit en question la suspension généraledes métiers.

Envisagée dans ses résultats matériels, la mesure étaitdésastreuse; considérée dans son principe moral, elleavait quelque chose de singulièrement élevé. Quoi de plustouchant que de voir cinquante mille ouvriers suspen-dre tout-à-coup les travaux qui les faisaient vivre et serésigner aux privations les plus dures pour garantir detoute atteinte douze cents de leurs frères les plus mal-heureux! Aussi bien, une détermination semblable, s’ileût été. possible aux ouvriers de la soutenir, avait uneincalculable portée. Par rapport à la classe ouvrière,c’était la théorie de l’association appliquée sur une grande