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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

maisons, et se hâtaient vers la campagne pour y chercherun asile.

D'autres restèrent; et ceux-là, loin de prendre l’alarme,commencèrent à s’exciter réciproquement à de sauvagesardeurs, disant que l'heure d’en finir était venue pour eux ;qu’ils avaient, depuis novembre, une revanche à prendre,que c’était dans le souvenir d'une déplorable victoire qu'é-tait le germe de l'insolence déployée par les mutuellistes;et qu’il était urgent de leur donner enfin une vigoureuseleçon. Tels furent les propres termes dont se servit leCourrier de Lyon, organe passionné de l’aristocratie in-dustrielle de la ville.

Et ces dispositions ne s’accordaient que trop bien aveccelles de l’autorité. Le gouvernement n’ignorait pas quele parti républicain se livrait alors à un immense tra-vail d’organisation. 11 voyait la Sociéle' des Droits del’Homme s’étendre, s’enhardir, se discipliner, jeter soninévitable réseau jusque sur leâ villes de second et de troi-sième ordre; il prévoyait que la promulgation de la loicontre les associations deviendrait le signal d’une résis-tance qui, se produisant sur tous les points du royaume àla fois, avec ensemble, et sur l’ordre parti de la capitale,mettrait le royaume en feu et la monarchie à deux doigtsde sa perte. De là son empressement à courir au-devantd’une crise qui avait tous les caractères de la fatalité. Puis-qu’éviter la bataille était impossible, mieux valait la livrerlorsqu’on avait encore le choix des circonstances, du mo-ment, des armes, du terrain. Puisqu’il fallait ou terrasserle parti républicain ou périr sous ses coups, mieux valaitl’attaquer au milieu des embarras d’une organisation ina-chevée, et avant qu’il eût pris son mot d’ordre dans toute