CHAP1TKE V.
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la France et terminé ses préparatifs. Comme champ debataille, Lyon convenait beaucoup mieux que Paris augouvernement, la centralisation ayant donné à Paris leprivilège de remporter seul, en temps de révolution, desvictoires décisives.
Ainsi, les fabricants et le Pouvoir avaient également in-térêt à accélérer le dénoùment : les premiers, pour asseoird'une manière définitive leur situation et venger leur or-gueil humilié-, le second, pour ôter à ses ennemis le tempsde faire leurs dispositions et de régler leur ordre de ba-taille. .
Mais ce que le Pouvoir et les fabricants étaient intéres-sés à vouloir, les mutuellistes et les républicains devaientle craindre.
Les mutuellistes n’étaient, en général, ni assez instruits,ni assez pénétrés de l'importance des formes politiques,pour appeler de leurs vœux une lutte où ils auraient eule gouvernement pour ennemi. Que la question du salairefût résolue en leur faveur, ils ne désiraient rien de plus.
Pour ce qui est de la Société des Droits de l’Homme lesmembres dont elle était composée brûlaient de combattre,et ils ne s’en cachaient pas; mais les plus intelligentstremblaient qu’on ne les forçât à accepter trop tôt lecombat, et ils voulaient attendre, pour s’armer, d’abordque l’organisation départementale fût achevée, et ensuiteque la promulgation de la loi contre les associations vîntgénéraliser l’attaque.
Les faits prouvèrent que telle était la situation moraledes partis en présence. Les mutuellistes firent des ouver-tures d’accommodement : elles furent repoussées avec unfroid dédain. « Tenez bon, avait-on dit aux fabricants, il