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Tome quatrième.
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CHAPITRE V.

24. r >

« cutif. Nons demandons à partager le sort de nos rama-« rades. »

La loi contre les associations pesait sur les sociétés in-dustrielles aussi bien que sur les sociétés politiques : leprojet de résistance est universel. Mutuellistes, tailleurs,cordonniers, chapeliers, ouvriers de toute espèce, mem-bres de la Soeiélédes Droits de l'Homme , tous sont deve-nus soldats de la même cause. Plus d'hésitation, plus dedéfiance. On poussera le cri de Vive la république! et l'oncombattra. C’est Girard, un des meneurs du conseil exé-cutif des mutuellistes, qui a pris l'initiative. Les diverscorps d’état délèguent plusieurs de leurs membres pourdonner à de communs ressentiments une direction com-mune, et l’on forme un comité d’ensemble.

La Société des Droits de l’Homme ne pouvait y être re-présentée qu’en s’y absorbant, c’est ce qui arriva. Carrien ne saurait peindre l’enthousiasme farouche dont lescorps d’état étaient animés. Accusant leur comité centralde mollesse et de langueur, ils brûlaient d'en venir auxmains : « Prenez garde ! disaient à MM. Baune, Martin et« Albert, des mutuellistes influents, si vos sections ne« descendent pas dans la rue, nous y descendrons sans« elles. » Et lorsqu’une voix disait : « Mais les armes« nous manquent ; '> mille voix répondaient : « Les soldats« en ont. Et comme en juillet, comme en novembre, les« soldats refuseront de tuer leurs frères. » Lancé danscet irrésistible tourbillon, le comité des Droits de l’Hommene savait s’il fallait pousser le char ou le retenir. Dévorétout à la fois de colère et d’inquiétude, l'inexorable rapi-dité des événements l’accablait. 11 portait d’ailleurs en lui-mème un principe de faiblesse. Entre MM. Albert, Martin et