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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX XNS.

il G

complète l’organisation du parti républicain, et jusqu'àquel point le gouvernement l’avait gagné de vitesse. Despromenades menaçantes,des clameurs, des attroupementstumultueux, des sentinelles désarmées, de fausses nou-velles répandues, c’est à cela que se réduisirent les trou-bles de Saint-Étienne, de Grenoble, de Clermont-Ferrand ,devienne, de Chàlons-sur-Saône, de Marseille . Dans le dé-partement des Pyrénées-Orientales , un soulèvement terri-ble fut à la veille d’éclater et aurait éclaté certainement sila tempête qui grondait partout s’était moins promptementdissipée. Il y eut aussi quelque chose de fort alarmantpour le Pouvoir dans l’attitude d’Arbois . Maîtres de laville, les républicains se disposaient déjà à en défendre vi-goureusement les approches, et leur résistance auraiteu des suites redoutables, pour peu qu’elle eût été soute-nue. 11 n’en fut rien, et le mouvement tomba de lui-même.

Il est temps de dire quelle était, au milieu de cetébranlement universel, la situation de Paris . Suivant unevieille et déplorable habitude de mauvaise foi, chaqueparti avait donné aux événements de Lyon , avant qu’onen connût l’issue, la couleur de ses espérances ou de sescraintes ; et, tandis que les ennemis du Pouvoir exagé-raient la gravité du péril pour encourager les esprits à larévolte, le Moniteur , renchérissant sur les plus grossiersmensonges, osait, dans son numéro du 12, publier ce quisuit . « A quatre heures, mercredi » (mercredi, c’étaitle 9), « l’action était finie. Quelques coups de fusil reten-te tissaient çà et là dans les petites rues du centre de la« ville. Les troupes étaient au repos. »

Mais ce jour-là, 12 avril (1834), M. Thiers courut dé-mentir à la tribune les triomphantes assertions de la feuille