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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

quer, — de régulariser l'entrée des Espagnols en Portu-gal ; et elle n’était que cela !

Il est vrai que, pour éviter des complications faciles àprévoir, on n’avait pas jugé à propos de prévenir du traitél’Autriche, la Russie , la Prusse-, mais il est à noter qu'onn’en avait pas non plus prévenu la France . M. de Talley-rand n’avait été ni appelé, ni consulté, ni sondé, ni averti . rCe fut par hasard qu’il fut instruit de la négociation pres-qu’au moment où elle allait être ébruitée. 11 fit alors desdémarches pour y entrer, craignant, d’une part, que l’ab-sence de sa signature dans un traité où figuraient troisPuissances constitutionnelles, ne trahît aux yeux de l’Eu-rope le secret du rôle subalterne qu’il jouait à Londres ;et ravi, d’autre part, de l’occasion qui s’offrait à lui defaire cause commune avec la Grande-Bretagne. Lord Pal-merston, le marquis de Mirafiores et M. de Moraes Sar-mento avaient cru pouvoir se passer deM. de Talleyrand ;mais dès qu’il s’empressait auprès d’eux, ils n’avaient au-cune raison sérieuse pour le repousser, d’autant que l’ad-hésion de la France fortifiait la cause d’Isabelle et celle dedona Maria. Ils accordèrent donc à M. de Talleyrand lafaveur qu’il demandait. Sa signature, qu’il offrait, fut ac-ceptée ; le traité de la Triple-Alliance prit le nom de traitéde la Quadruple-Alliance (22 avril 1834); et l’on y in-séra un quatrième article conçu en ces termes :

« Dans le cas où la coopération de la France serait ju-« gée nécessaire par les hautes parties contractantes pour« atteindre complètement le but du traité, sa majesté le« roi des Français s'engage à faire, à cet égard, ce qui« serait arrêté, de commun accord, entre elle et ses trois« augustes alliés. »