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Tome quatrième.
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CHAPITRE VI.

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admis l’envoyé extraordinaire de don l'édro, et qui aboutità la rédaction d’un traité dit de la Triple-Alliance. 11 yétait stipulé : 1° que don Pédro emploierait tous lesmoyens en son pouvoir pour forcer l'infant don Carlos àse retirer des États de Portugal ; 2° que Christine, ayantreçu de graves et justes motifs de plainte contre l’infantdon Miguel par l’appui qu’il avait accordé au prétendant àla couronne d’Espagne, ferait entrer sur le territoire por-tugais un corps de troupes espagnoles dont le nombre se-rait déterminé plus tard, lesquelles seraient entretenuesentièrement aux frais de l’Espagne , et rentreraient dansleurs foyers aussitôt après l'expulsion de don Miguel etde don Carlos ; 3° enfin, que l’Angleterre assurerait aux opé-rations le concours d’une force navale 1 .

Ce caractère de ce traité était manifeste : l’Angleterrey conservait à l'égard du Portugal une attitude de protec-tion dérivant d’une sorte de suzeraineté qu’elle n’avaitgarde de laisser prescrire ; et l’Espagne y poursuivait dansdon Miguel, non pas l'usurpateur de la couronne du Por-tugal , mais l’allié de don Carlos. On avait donc éludé lesquestions de légitimité et de constitution aussi soigneuse-ment que possible. Les négociateurs avaient môme pousséla prévoyance jusqu'à stipuler en faveur des deux infants,aussitôt après leur retraite des États qu’ils troublaient, un« revenu convenable à leur naissance et à leur rang®. »Il n’y avait rien là, on le voit, qui ressemblait à une al-liance expresse des monarchies constitutionnelles contreles monarchies absolues. L’idée fondamentale du traité dela Triple-Alliance était, on ne saurait trop le faire remar-

' Voir aux documents historiques, n°8.

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