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Tome quatrième.
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CHAPITRE VU.

SIS

chefs faisaient effort pour se défendre d'une impatiencecynique; mais ils jouissaient du mouvement dont ilsétaient le centre, et, avec toute la joie de l'orgueil vengé,MM. Dupin aîné,Passv, Sauzet, se laissaient porter par leIlot de tant d'agitations diverses. Alors se produisirent,sur la dernière adresse votée par la Chambre, des com-mentaires ayant pour résultat inévitable et prévu, d'offen-ser les ministres, de les piquer au jeu, de pousser leurorgueil à quelque éclat téméraire, et de jeter des nuagessur l'appui qu’ils devaient désormais attendre de la majo-rité. L’adresse avaiL parlé de la réconciliation des partis,devenue désirable : n’était-ce pas crier aux ministres queleur politique avait été follement cruelle! 1 L'adresse avaitrecommandé à la Couronne le choix d’agents fidèles etéclairés: nul doute qu'il n'v eût là une allusion blessante !L'adresse avait manifesté l’espoir que le budget serait ra-mené à de moins funestes proportions : comment ne pasdeviner la pensée de blâme cachée au fond de cette leçond’économie? Ces discours échauffent les esprits, enflam-ment les ambitions, et tout semble se préparer pour unchangement.

Les ministres ne s'émurent pas. Dans l'énivrement oùles avaient plongés leurs victoires récentes, ils souriaientdes prétentions du tiers-parti et de sa turbulente faiblesse.Ils se persuadaient volontiers qu'une fois au pouvoir, letiers-parti fléchirait sous un aussi lourd fardeau et netarderait pas à tomber au bruit de la risée publique. Telle-était même à cet égard leur conviction, qu’ils résolurentd’abandonner momentanément leurs portefeuilles. « Qu'onprenne nos rivaux à l’essai, se disaient-ils : la bourgeoisie,conviée au spectacle de leur impuissance, n'en sentira