CHAPITRE VII.
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prit l’almanach royal, parcourut des yeux la liste despairs et celle des députés, marqua quelques noms... Cefut là l’origine burlesque du ministère des trois jours.
Le lendemain, pour enchaîner au Cabinet nouveauM. Dupin aîné, on offrit à son frère, M. Charles Dupin , leportefeuille de la marine. M. Passy, désigné pour le porte-feuille des finances, était à Gisors . Sur la prière de M. Per-sil, M. Teste partit pour Gisors , d'où il ramena M. Passydans la nuit du 9 au 10 novembre. M. Passy ne témoi-gnait nulle envie d’entrer au pouvoir; mais le garde-des-sceaux en fit valoir à ses yeux l'urgence en termes si éner-giques et si vifs, qu’il se sentit ébranlé ; il désira toutefoisconférer de cette acceptation périlleuse avec M. Cal mon,son ami. On se rendit en conséquence chez M. Calmon, etde là chez M. Dupin aîné, qui, à la vue de M. Passy, s’é-cria en se jetant presque à son cou: « Eh bien, vous ac-« ceptez ? On ne dira pas maintenant que nous sommes« des hermaphrodites ! » Mot qui révèle la véritable na-ture des sentiments que toutes ces agitations frivoles met-taient en jeu !
Ce futlelOnovembre(1834)queles ordonnances furentenvoyées au Moniteur. On y lisait: Président du conseilet ministre de Y intérieur , le duc de Bassano ; ministre desaffaires étrangères, M. Bresson ; ministre des finances ,M. Passy; ministre de la marine , M. Charles Dupin ;ministre de la guerre et, par intérim, des affaires étran-gères , le lieutenant-général Bernard ; ministre du com-merce. , et par intérim, de Vinstruction publique, M. Teste. »M. Persil conservait le portefeuille de la justice et descultes.
On se ferait malaisément une idée de la satisfaction