HISTOIRE HE DIX AXS.
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(|»c le roi ressentit après cet enfantement bizarre. 11 allaitdonc tout à la fois jouir de l’éclat des vieilles royautés etde leur puissance! 11 était donc parvenu à briser les liensdans lesquel l’avait tenu garotté cette insolente maximele roi règne et ne gouverne pas ! C’était sa victoire d’Aus-terlitz, à lui. Malheureusement, l’opinion publique abré-gea pour la Cour les douceurs du triomphe. Le Moniteurn’eut pas plutôt fait connaître les noms des nouveauxministres, qu'on entendit retentir partout comme un im-mense éclat de rire. Bien que le Cabinet du 10 novembrerenfermât des hommes d’un mérite incontestable, la mo-querie fut universelle, la moquerie fut sans pitié.
Dès le seeondjour, un émissaire était envoyé par le ducd’Orléans à M. Thiers , qu'on priait avec instance de serendre au Château. 11 hésita, craignant qu’on ne le soup-çonnât de vouloir rentrer au ministère par une intrigue.Pressé, il cède. Le duc d'Orléans l’attendait avec impa-tience. Il lui demande s’il ne consentirait pas à se chargerde la formation d'un ministère, et sur sa réponse négative,s'il n'aurait pas, dans tous les cas, pour agréable de voirle roi. M. Thiers commençait à s'expliquer sur les incon-vénients d'une pareille entrevue dans de pareilles circon-stances, lorsque le duc d'Orléans l’interrompit en lui mon-trant du doigt une porte qui s'ouvrait. Le roi parut. 11avait le sourire sur les lèvres, et s'avançant d’un air dé-gagé vers M. Thiers : » Eh bien ! lui dit-il, me voilà battu,« mais avec de bien méchants soldats, il faut en conve-« nir. Oh ! quels hommes ! »
Et, en effet, les nouveaux ministres venaient de lâcherpied devant la risée publique ; les uns par crainte du ridi-cule et par conviction de leur impuissance, les autres, et