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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

la majorité un ordre du jour pleinement approbatif. Desorte que, par eux, la Chambre mettait en quelque sortele pied sur la plus précieuse des prérogatives royales !

Ainsi se révélaient, après quatre ans de règne, les milleimpossibilités du régime constitutionnel. Efforts de laroyauté pour asservir les ministres en les divisant, coali-tion des ministres pour mettre obstacle au gouvernementpersonnel, ligue de tous les ambitieux subalternes du par-lement en vuedequelques portefeuilles à conquérir, lutteobstinée de la Couronne contre la Chambre et de laChambre contre la Couronne. l’anarchie éclatait par-

tout, elle éclatait sous toutes les formes. Anarchie ridiculesi on ne la considère que dans ses manifestations épiso-diques, mais qui, étudiée dans ses causes, fournit les plusgraves sujets de méditation à l’homme d’État et au philo-sophe ! Comment, en effet, un ministère absorbé par detelles intrigues, par de telles misères, aurait-il eu la volontéouïe loisirde chercher au désordre sociald’autres remèdesque la mitrailladeet l’incendie? Impuissant à prévenir, parl’emploi de procédés scientifiques, la révolte des intérêts,le soulèvement des passions, il fallait bienqu’ileùt recoursà des procédés sauvages; et il était, hélas ! dans la naturedes choses que les risibles scènes qui se jouaient auxTuileries, eussent pour corollaires les égorgements delà rueTransnonain et les assassinats du faubourg de Vaise!