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Tome quatrième.
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CHAPITRE VU.

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M. Passy à leur tête, par dégoût des honneurs serviles*auxquels on prétendait les condamner.

Invité à reprendre son portefeuille, M. Thiers ne voulutconsentir à rien sans s'ôtre entendu avec M. Guizot . Lemaréchal Gérard désirant rester en dehors des affaires,,on n’avait pas eu à remettre sur le tapis la question del’amnistie. Quanta M. deBroglie, l'imposer au roi eût étébien dur. Le dévoùment du maréchal Mortier tranchatoutes les difficultés. Homme de cœur, mais d’une incapa-cité parlementaire sur laquelle il ne se faisait pas illusion,il accepta la présidence du Conseil, qu’on lui offraitcomme rôle de parade. Il fut un moment question d’éli-miner M. Persil, qui avait, aux yeux de ses collègues, letriple tort d’avoir fait cause commune contre eux avec leroi, de s’ètre beaucoup agité pour la formation du minis-tère des trois jours, et d’y avoir accepté lui-même uneplace. La vengeance était facile : on y renonça ; et l’ami-ral Duperré ayant été appelé au département de la marine,le ministère se trouva reconstitué. Celui du 10 novembren’avait fait en quelque sorte que traverser la chambre duConseil. Il devait rester dans l’histoire sous le nom deministère des trois jours.

Mais ce n’était pas assez pour MM. Thiers et Guizot d'avoir vaincu le roi, il leur plut de faire consacrer solen-nellement par la Chambre leur victoire. Interpellés sur lescauses de la dernière crise, ils échappèrent par le vaguede leurs discours au danger de mettre en discussion lamajesté royale; mais en dépit des efforts du tiers-parti,,en dépit d’un discours où M. Sauzet les accusa hautementd’insulter à la Couronne en soumettant les choix du roi aucontrôle et à l’approbation du parlement, ils obtinrent de

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IV.