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Tome quatrième.
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CHAPITRE VIII.

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avait déclaré qu’il n’ouvrirait sa porte qu’au directeur :la porte est enfoncée. Plusieurs agents de ville fondent surle prisonnier en écumant de rage. Protégé par sa vigueuret son intrépidité, il résiste long-temps; mais enfin, acca-blé par le nombre, il est terrassé, chargé de liens et portédans un fiacre qui l’attendait au sortir de la prison. Parmises compagnons, les uns sont saisis par les cheveux, lesautres poursuivis à la baïonnette. Toute la prison retentitde ce cri : A l’assassin! M. Landolphe était retenu au lit,depuis deux mois, par une maladie grave. On l’arrache deson lit et on le force à traverser la cour, pâle, décharné,les vêtements en lambeaux, le sang lui sortant des narineset de la bouche. A cette vue, le compagnon de captivitédeM. Landolphe et son médecin, M. Berrier-I’ontaine,court au commissaire Lenoir : « Monsieur, voulez-vous« donc vous rendre responsable d’un assassinat ? Landol-« phe n’est pas en état de supporter le transfert : moi,« médecin, je vous le déclare. » M. Landolphe n’en futpas moins transféré, et M. Berrier-Fontaine eut le mêmesort pour avoir voulu protéger son malade.

Il était impossible que de pareilles scènes demeurassentensevelies dans l’ombre des prisons. Livrées à la publi-cité, sans toute l’horreur de leurs détails, elles ajoutaientà la fermentation des esprits, donnaient lieu à des com-mentaires enflammés, quelquefois à des exagérationssystématiques ; et tous les partis apprenaient ainsi à de-venir implacables. Il n’v a donc pas lieu de s’étonner qu’àcette époque le langage de la presse républicaine se soitemporté jusqu’à l’invective.

Un coup d'État avait, après les événements d’avril,supprimé le journal la Tribune; et le National avait été en