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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

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« quand on nous disait : Il y a dans cette montagne de« paperasses de quoi étouffer toutes les libertés du genre« humain, tous les droits de la pensée, toutes les géné-« reuses inspirations du cœur, nous n'avions qu’une ré-« ponse, réponse juste d’abord, mais devenue triviale à« force d'avoir été démentie par les faits, nous disions :k Ils n’oseront pas !.... le peuple n'a pas donné sa dé-« mission; l’opinion publique est éveillée; la révolution« de juillet n’est pas si ancienne : ils n'oseront pas !.

« Ils ont osé! car le génie praticien est assuré de cor-« rompre tout ce qu’il touche, de découvrir, quand il« lui plaît, contre chaque droit du pays, un droit du gou-« vernement plus ancien et plus imprescriptible. C’est« ainsi que nous avons vu l’état de siège dans Paris , les« écrivains politiques livrés à la juridiction des sergents« d’infanterie, la liberté individuelle adjugée aux caprices« du dernier des agents de la force publique, la sainteté« du domicile universellement violée d'abord, puis en-« sanglanlée, le secret des correspondances devenu la« matière première du réquisitoire, l'association, le prin-« cipe d’union, de mutuelle protection entre tous les« citoyens d une même classe ou d’une même opinion« politique, devenu crime de haute trahison contre l’État ;« c’est ainsi que nous nous sommes vus nous-mêmes dé-« pouillés de nos droits d’écrivains et de citoyens, frappés« dans notre liberté et dans notre fortune, pour avoir« voulu conserver l’existence du journal d’où partit le« premier appel en faveur de la dynastie d'Orléans ... (j’en« demande pardon pour mon compte à la liberté et à mon« pays)_ »

Passant aux injures récentes dont la Chambre des pairs