Band 
Tome quatrième.
Seite
376
JPEG-Download
 

D76

HISTOIRE DE DIX ANS.

mité lyonnais ; etChilman, Granger, Yignerte, Landolphe,Pichonnier, Rozière, Lebon. Guinard, Armand Marrast ,membres du comité parisien .

Les défenseurs, dont, la veille môme, les journauxavaient fait connaître les noms ', se réunirent ensuitepour résoudre définitivement la question qui s'était trou-vée posée entre les accusés de Paris et ceux de Lyon .L’avis de l'immense majorité fut qu’on ne devait pas ac-cepter les débats, si la défense n’était pas entièrementlibre. L’opinion contraire était spécialement représentéepar MM. Ledru-Rollin, Saint-Romme, et surtout, JulesFavre qui mit à la soutenir une persistance invincible.Armand Carrel , après s’ôtre associé aux sentiments deM. Jules Favre , avait fini par l’abandonner pour s’unir àla majorité. Gelui-ci ne se découragea point. 11 représen-tait que, si chaque accusé consentait à se défendre par lui-même et par un avocat, on arriverait inévitablement àrendre le procès impossible, le nombre des prévenus étanttellement considérable, que la plupart des juges seraientmis hors de combat avant la fin des plaidoiries, chargésqu’ils étaient d’ans et d’infirmités. G'était raisonner justes’il ne se fût agi que de soustraire à la condamnation lesaccusés qu’elle menaçait ; mais la question avait été placéeplus haut : c’était le parti républicain qui, comme parti,voulait entrer dans la lice. Et voilà ce que M. Jules Favre ne comprenait pas assez. 11 objectait aussi sa qualitéd’avocat et les devoirs que lui imposait une aussi saintemission. 11 ne voulait pas, pour faire réussir des com-binaisons de parti, dont l’avantage lui semblait con-troversable, manquer à l'appel des accusés auxquels ilYoiraux documents historiques, n° 12-