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Tome quatrième.
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CHAPITRE X.

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La Chambre des députés en fut aussitôt informée parun message. Le surlendemain, elle se rassemblait dansses bureaux, et, à la suite d'une discussion animée, ellenommait, pour examiner la demande en autorisation con-cernant deux de ses membres, une commission composéede MM. François Delessert , Sapev, Bessières, Sauzet, deRémusat, Jacqueminot , Augustin Giraud, Parent, Sal-vandy.

M. de Cormenin et M. Audry de Puyraveau ayant étéappelés à s’expliquer, devant la commission, sur leur par-ticipation à la lettre, le premier déclara qu’il n’avait nisigné ni autorisé la signature de son nom; le second refusade répondre d'une manière catégorique, ne reconnaissantpas à la Chambre élective dont il faisait partie, le droitd'autoriser sa comparution à la barre de la pairie. Lacommission se trouvait de la sorte amenée à séparer deuxcauses qui avaient paru indissolublement liées. Elle opinadonc à accorder l'autorisation de poursuites contreM. Audry de Puyraveau et à la refuser contre M. de Cor-menin ; double conclusion que M. Sauzet reçut mission demotiver dans un rapport où il sut marier aux inspirationsde la colère tout ce que peut fournir de sophismes uneanalyse étroite et subtile de textes mal compris.

Pas plus (pie M. de Cormenin , M. Audry de Puyraveaun'avait signé. Et pourtant, l'attitude de l'un avait différéde celle de l'autre. Ce fut, dans l'intérieur du parti répu-blicain, le sujet de commentaires où l'emportement domi-na. On n’eut que des éloges pour la conduite de M. Audryde Puyraveau , et l'on reprocha, au contraire, à M. deCormenin d’avoir manqué d'énergie. On aurait pu lui re-procher avec plus de justice d’avoir commis une faute