CHAPITRE X.
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aussi noble qu’énergique. Mais, encore un coup, la pairieavait pris son parti des irrégularités les plus monstrueu-ses, et, jusqu’au bout, la statue delà justice devait restervoilée.
Le président procéda en ces termes à l'interrogatoire :« Avez-vous signé la lettre? L’avez-vous publiée? En« avez-vous autorisé la publication ? » Suivant la décisionprise, tous les appelés répondirent, l’un après l’autre, parla négative. Quelques-uns, cependant, ne purent retenirle cri de leur conscience révoltée. « Je suis indigné, s'é-« cria M. Revnaud, de l’injure qui nous a été faite à tous« par cette Chambre. En nous empêchant de remplir no-« tre ministère de défenseurs, et en nous consignant à« la porte des prisons, la Cour a violé notre droit.« Nous sommes les premiers offensés. Les sentiments de« cette lettre sont les miens. Si je déclare n’avoir pas si-« gné, c’est uniquement pour rendre hommage à la vé-« rité et non pour faire amende honorable. » Interrogé,M. Raspail répondit : « Je vous donnerai la lettre et non« l’esprit, je vous donnerai deux fois trois lettres : Non,« non ! » M. Flocon opposa spirituellement la conduite dela Chambre des pairs , qui ne refusait pas des conseils auxdéfenseurs, à la conduite de la Cour des pairs, qui avaitrefusé des défenseurs aux accusés. MM. Jules Bernard,David de Thiais, Auguste Blanqui, Franque, AntonyThouret, Frédéric Degeorge, Bergeron, Gazard, ArmandBarbés , Grouvelle, Vover-d’Argenson, Laurent, Gervais(de Caen ), Ferdinand François, Rittiez, Demay, Dornez,ou refusèrent de répondre catégoriquement, ou firentsuivre leurs réponses de réserves dédaigneuses et intré-pides. L’assemblée commençait à être fortement remuée,