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Tome quatrième.
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CHAPITRE X.

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cas aussi bien que sur le premier. Et puis, en vertu dequel principe d'équité prolongeait-on indéfiniment les ri-gueurs de la détention préventive pour des accusés aux-quels on avait refusé les défenseurs choisis par eux, qu'onn'avait pas entendus, et qui, traités en coupables avantque leur innocence eût été discutée, gémissaient, depuissi long-lemps déjà, dans les cachots où les avait poussésle soupçon guidé par la colère ? Mais, nous l'avons dit, laCour des pairs était dominée par le mauvais génie de sespremières fautes : malgré les protestations de M. Baune,parlant au nom de tous ses camarades, elle passa outre,et, sur les conclusions du procureur-général, M. Martin(du Nord), elle rendit le 11 juillet (1835) un arrêt qui,prononçant la disjonction des causes, ordonnait qu’il fûtimmédiatement procédé aux plaidoiries et jugement, en cequi concernait les accusés delà catégorie de Lyon . Lamesure était comblée : M. Molé se retira, ainsi que lesmarquis d’Aux et de Grillon.

L'arrêt de disjonction devait avoir des résultats facilesà deviner. En séparant les causes, la Cour des pairs sedonnait le temps de reprendre baleine; elle amortissait lafougue de l’opinion ; elle jetait le découragement parmi lesprévenus, elle ôtait enfin à leur résistance ce caractèred’ensemble qui seul pouvait la rendre imposante. Les dé-tenus de Sainte-Pélagie ne s’v trompèrent pas ; et désor-mais convaincus qu’on ne leur laisserait pas même lebénéfice moral de leur courage, ceux d'entre eux quiavaient tout préparé pour une évasion ne songèrent plusqu'à la liberté.

L’exécution est fixée au 12 juillet, dans la soirée, etl'on se livre avec ardeur aux préparatifs. Les complices