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Tome quatrième.
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CHAPITRE XI.

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forte pour se montrer à l'Europe debout et armée, il nel'avait plus jugée si faible qu'elle dût se traîner servile-ment à la suite de toutes les chancelleries de l’Europe . Ilpensait que, sans aller jusqu’à la menace, sans affronterla guerre, sans aspirer aux avantages d’un remaniementeuropéen , nous pouvions, par une attitude ferme et unemodeste ambition, nous créer dans la diplomatie une po-sition digne de respect. Remarquant que, dans tous lespays où l'intérêt de la maison de Bourbon avait autrefoisfiguré, le cours des événements avait fini par faire naîtreun intérêt révolutionnaire; remarquant que, partout, etnotamment en Espagne, en Italie, en Belgique , le mou-vement révolutionnaire semblait résulter du passage del'influence française , et était, en tout cas, de nature à lacontinuer, M. Tliiers pensait qu’en servant l’intérêt de larévolution en Belgique, en Italie, en Espagne , nous nenous écartions pas des traditions de notre vieille politi-que, puisque l'intérêt delà révolution n’était, tout autourde nous, que l'ancien intérêt de la maison de Bourbontransformé. Dans cet ordre d’idées, l’appui naturel de laFrance, suivant M. Thiers , c'était l’Angleterre. Aussi l’al-liance anglaise faisait-elle le fond de sa politique.

Ainsi, s’unir diplomatiquement au Cabinet de Saint-James, et avec son secours, maintenir la ligne de démar-cation tracée entre la Hollande et la Belgique par les jour-nées de septembre, empêcher l’Autriche de comprimertyranniquement les agitations de l'Italie , et tendre lamain à la révolution espagnole représentée par Christine,tel était le résumé de la politique de M. Thiers .

Ces vues manquaient de justesse en plus d'un point;car il est évident, par exemple, qu'en Belgique l’alliance

IV.

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