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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

de la France et de l’Angleterre ne pouvait être basée suraucune communauté d'intérêts. Ces vues manquaient ausside grandeur ; car même après les prodiges de cette doubleépopée, la Révolution et l’Empire, la France était beau-coup moindre en 1830 qu’elle ne l’était au milieu du dix-huitième siècle, pendant que la Russie, l’Autriche , laPrusse, l’Angleterre, se trouvaient avoir pris, depuis cetteépoque, des accroissements considérables, c’était resser-rer dans des bornes bien étroites l’ambition de la France que de la confiner en d’obscures menées diplomatiquesayant pour but l’indépendance de la Belgique déclaréeneutre, le triomphe de Christine à Madrid , et, pour lesItaliens , la faculté de se mouvoir sans être aussitôt foulésaux pieds par l’Autriche .

Quoi qu’il en soit, cette politique, toute réservée qu’elleétait, ne paraissait au roi qu’une politique d’aventurier.11 la jugeait audacieuse, parce qu’elle n’était pas tout àfait inerte, et il craignait qu’elle ne nous conduisît auxabîmes, parce qu’elle ne nous conduisait pas au néant.

Aussi la demande d’intervention fit-elle éclater entreLouis-Philippe et M. Thiers les plus orageuses dissi-dences .

Le roi était doué, comme homme, d'une séduction demanières incomparable ; dans les rapports de la vie pri-vée, il charmait ses ministres par un esprit facile, unebonhomie sans effort, [une causerie familière, et le plusgracieux oubli des droits que donne la majesté royale ;mais, dans les affaires importantes, rien de plus absoluque son vouloir. Cette politique, toute composée de mé-nagements, qu’il avait embrassée, il la soutenait impé-rieusement. Avec l'ardeur (]ue Napoléon mettait à cher-