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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

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les fenêtres. 11 paraît même que, la veille, >1. Thiers avaitfait fouiller, de ce côté, un assez grand nombre de mai-sons ; mais les réclamations des habitants du quartiers’étaient produites avec tant de violence, qu’il avait falluabandonner les perquisitions commencées.

L’horloge du château marquait dix heures, lorsque leroi sortit à cheval des Tuileries. 11 était accompagné deses fils • les ducs d’Orléans, de Nemours et de Joinville;des maréchaux Mortier et Lobau, des ministres, et d'unefoule nombreuse de généraux, d’ofiîeiers supérieurs, defonctionnaires. Sur toute la ligne parcourue régnait unsilence morne, qu’interrompaient seulement, d'intervalleen intervalle, les acclamations obligées des soldats. A midiet quelques minutes, le cortège royal arriva devant le frontde la 8 e légion, stationnée sur le boulevard du Temple , àla hauteur du Jardin-Turc. Là, le roi se penchant pourrecevoir une pétition des mains d’un garde national, onentend tout-à-coup comme un feu de peloton. En uninstant la terre est jonchée de mourants et de morts. Lemaréchal Mortier et le général Lâchasse de Vérignytombent baignés dans leur sang. Un jeune capitaine d’ar-tillerie, M. de Villate, glisse du haut de son cheval, lesbras étendus, ainsi qu'un Christ en croix ; il a été atteintà la tète, il expire. Au nombre des victimes, on compte lecolonel de gendarmerie Rafie ; M. Rieussec, lieutenant-colonel de la8*'légion; les gardes nationaux Prudhomme,Benetter, Ricard, Léger ; un vieillard plus que septuagé-naire, M. Labrouste; une pauvre ouvrière en frangesnommée Langeray, et une jeune fille à peine âgée dequatorze ans, nommée Sophie Rémy. Le roi n'est pasblessé, mais, dans la confusion, son cheval s’est cabré, et.

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