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Tome quatrième.
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CHAPITRE XI.

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et que le gérant ne put entrer en fonctions sans en possé-der le tiers en son nom propre.

La discussion s'ouvrit à la Chambre des députés le 13août. Elle souleva une lutte ardente mais courte, et eut lerésultat prévu : on avait délibéré sous le joug de la pas-sion. Le ministère obtint donc plus encore qu’il n’avaitdemandé. Le concours de la Chambre des pairs ne pouvaitmanquer aux ministres ; elle s’empressa de donner la con-sécration de son vote à ces lois fameuses qui devaientrester dans la mémoire du peuple et dans l'histoire sous lenom de lois de septembre. Pour les flétrir, M. Royer-Col-lard avait rompu un long silence, et son discours com-mença le châtiment des ministres.

Les lois de septembre dépouillèrent les accusés de leursgaranties les plus précieuses. Elles faussèrent l’institutiondu jury. Elles assimilèrent à un attentat la discussion d’unethéorie. Elles firent de la puissance de la presse l’arme ex-clusive de la haute bourgeoisie, et enlevèrent tout organeà la défense sacrée des intérêts du pauvre. C’était à celaque la révolution de juillet était venue aboutir!

Les lois de septembre rétablissaient aussi la censure,cette censure contre laquelle les libéraux, aujourd'huivainqueurs, avaient si énergiquement élevé la voix dutemps de la Restauration. Qu’on eût essayé d'imprimeraux théâtres une direction sociale, rien de mieux, sui-vant nous. De tous les moyens de gouvernement, il n’enest pas plus de eflîcace et de plus légitime que le théâtre.Permettre à un simple particulier d'agir, au gré de soncaprice, sur les hommes rassemblés, par les séductions dela scène, l'intérêt de l'action, la beauté des femmes, le ta-lent des artistes, l’enchantement des peintures et des flots