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Tome quatrième.
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CHAPITRE XII.

'ICI

.oucement à l'idée de marcher sans ses collègues, si lafortune venait lui faire de nouvelles avances, et s'il setrouvait porté à la présidence du Conseil par le cours na-turel des événements.

Mais si M. Thiers n’agissait pas, d’autres agissaient. Lefameux ministère du 11 octobre, sourdement miné, allaittomber enfin. Que fallait-il pour cela? Une occasion. Etelle ne tarda pas à se présenter..., sans qu'il soit permisd’alTîrmer si elle naquit du hasard ou du calcul.

Le 14 janvier 1836, le ministre des finances, M. Hu-mann, présentait à la Chambre le budget de l’exercicede 1837, lorsque tout-à-coup on l'entendit déclarer quele moment était favorable pour réduire l'intérêt de la dettepublique. A ces mots, un étonnement inexprimable éclatesur le banc ministériel. Le duc de Broglie indique par ungeste expressif sa stupéfaction et sa colère, tandis que sepenchant vers lui, M. Thiers lui dit tout bas : « Mettez la« main dans votre poche, mon cher duc, vous allez y« trouver un événement. » Et en effet, rien n’était à lafois plus imprévu et plus grave que la déclaration deM. Humann. Proposer la réduction de la dette publique,c’était jeter l'alarme parmi les rentiers, agiter la Bourse ,affronter les péripéties d’une crise financière. Nous expo-serons plus loin cette question, en rendant compte desdébats auxquels elle donna naissance ; qu’il nous suffise dedire ici qu'elle était d'une importance capitale, touchant àtous les principes qui servent de base au crédit. Et cepen-dant, c’était contre le gré de ses collègues, sans les avoirconsultés, sans les avoir avertis, que M. Humann venaitposer un problème de ce genre devant la Chambre et de-vant la France ! Jamais on ne vit un pareil coup de