CHAPITRE XII.
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en votant la prise en considération de la mesure, secondvote confirmatif du premier!
11 y avait quelque chose d’extraordinaire dans tout cequi venait de se passer. Car enfin, comment supposer queM. Humann n’eùl. obéi qu’à ses inspirations personnellesen jetant dans la Chambre et dans le Cabinet un brandonde discordes, alors que le Pouvoir commençait à fonction-ner librement et que la bourgeoisie jouissait d’un calmeinaccoutumé? Pourquoi cette surprise faite par M. Hu-mann à ses collègues, au risque d’un immense et tristescandale? Les amis les plus clairvoyants de MM. de Bro-glie et Guizot pensèrent que tout ce mouvement était néd’une secrète impulsion partie de la main d’un person-nage auguste. Ce qui paraît prouvé, c’est que plusieursfamiliers du Château votèrent, en cette occasion, contrele Cabinet, et qu'il y eût des négociations entre M. deMontalivet, un des plus dévoués serviteurs du roi, etM. deMalleville, membre du tiers-parti. Ce qui est hors de con-troverse, c’est que les ministres du 11 octobre, après tousles sanglants services rendus par eux à la dynastie d’Or-léans , pesaient horriblement à son chef. On ne se crut roique le jour où il devint possible de faire peur à M. ThiersdeM. Guizot, et à M. Guizot de M. Thiers .
Mais il fallait arriver à rompre le faisceau pour tou-jours. Voici quelles circonstances favorisèrent sur ce pointles vues du Château :
M. Guizot allait quitter le ministère, et il n’était pasriche; ses amis songèrent à lui créer une position 'quil'élevât au-dessus de tout vulgaire souci, et ils mirentbeaucoup d’activité à lui gagner des voix pour la prési-dence de la Chambre. M. Thiers . qui n’avait point reçu lav. 3 a