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Tome cinquième.
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CHAPITRE IV.

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lègue nécessaire le duc de Broglie, dont la Cour ne vou-lait à aucun prix. Détacher ces deux personnages lun del'autre devint donc la grande a lia ire du moment. M. Guizot sévit entouré de caresses soigneusement étudiées. A luiseul revenait désormais la gloire dassurer la politique du11 octobre par la conservation de la paix ; mais, pour serendre propre à bien remplir une aussi haute mission, ildevait avoir le courage de sacrifier ses affections person-nelles au bien de l'État, en se séparant de M. de Broglie,homme raide, orgueilleux, quela diplomatie naimait paset qui pouvait tout compromettre. M. Guizot se défenditpendant quelque temps. Outre qu'il s'agissait pour lui des'abaisser à ses propres yeux par une espèce de trahisonqui nétait pas exempte dingratitude, il sentait bien aufond quil allait commettre une faute et perdre à jamaisun appui sans lequel il ne lui serait plus donné dexercerle pouvoir quen sous-ordre. Limpatience de son ambi-tion finit par lentraîner, et le roi eut un jour la satisfac-tion de lui entendre dire : « A dater de ce moment, votre« majesté peut me considérer comme libre. » Cétait pourle Château une grande victoire : on eut soin de la ren-dre complète M. Guizot , en se séparant de M. de Broglie,qu'il aimait, avait consenti à être ministre sous la prési-dence de M. Molé , quil naimait pas : on alla plus loin,M. de Montalivet fut sondé, toujours en secret, et on ledétermina sans peine à servir les vues de la Cour. Collè-gue de M. Thiers, auquel il avait donné le droit de comptersur lui, il se tint prêt à l'abandonner pour prendre place,dès que le moment en serait venu, auprès de son succes-seur. De la sorte, le Cabinet dirigé par Sf. Thiers se trouvaminé quelque temps avant sa chute, et la Cour en devint

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