CHAPITRE V.
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« question, que la fraude et le faux, qui dans tous les« pays du inonde, sont qualifiés crimes et tombent dans« le domaine du mépris public, soient, lorsqu'ils émanent« de la diplomatie, qui a la haute mission de rapprocher« et de réunir les peuples, des actes ordinaires et de tous
« les jours. L'honneur de la confédération ne lui per-
« met pas de supporter en silence une pareille conduite.« Et tout ceci s’est passé en Suisse , au nom de la France « et de son roi! et ces faits ont donné lieu à une infor-« mation judiciaire ! L'honneur de la France et celui de« son roi sont également compromis. Mais la France et« son roi ne fabriquent pas de faux passeports; la France « et son roi ne commettent point de crimes, et ils n’ont« chargé personne d’en commettre en leur nom-, et qui-conque ne craindrait pas d’en commettre en leur nom« aurait cessé d’agir comme leur représentant.... 11 faut« qu'ils connaissent la vérité...., qu’il plaise à la haute« Diète de charger le Vorort d’informer, par le canal du« chargé d’affaires suisse à Paris , ou par toute autre voie« sûre, le roi des Français , ainsi que son gouvernement,« du véritable état de l’affaire, et de joindre à cette com-« munication copie certifiée des pièces. »
Quelques terribles que fussent par leur sens caché de pa-reilles conclusions, M. Bruggiser, député d’Argovie , lescombattit comme empreintes de mollesse. M. de Cham-brier. au contraire, les déclarait offensantes à l’excès etpleines de périls. Après des débats fort animés, dix étatsseulement—la majorité voulue était de douze—se pronon-cèrent pour le rapport. Plusieurs cantons avaient demandé1 v referendum 1 . Mais les cantons de Fribourg et de Saint-1 C'est-à-dire un ajournement pour prendre les ordres des commettants..