Band 
Tome cinquième.
Seite
113
JPEG-Download
 

CHAPITRE V.

113

l rie Diète extraordinaire avait été convoquée : elle serassembla le 17 octobre 1836, et le périlleux honneurde préparer une réponse à Y ultimatum de M. de Monlebellofut confié à une commission composée de sept membres :MM. Tscharner, Monnard, Keller, Amrhyn, Kern, A'agel,et Maillardoz. Des travaux de cette commission sortirentbientôt trois projets de réponse dépourvus tous trois dé-nergie, et présentés, le premier par la majorité de lacommission, le second par M. Tscharner, le troisième parM. Maillordoz. La discussion eut lieu à huis-clos, et ce nefut qu'après plusieurs séances orageuses que la Diète com-posa, des divers projets, une réponse définitive. La Suisse y revenait formellement sur ses décisions antérieures, ety déclarait que la Diète navait, eu aucunement lintentiondoffenser le gouvernement français en décidant que lespièces de laffaire Conseil lui seraient envoyées 1 . De sorteque la mauvaise cause triomphait, et par la violence duplus fort, et par la pusillanimité du plus faible : tristecouronnement de tant de scandales!

Or, la veille même du jour la Diète oubliait à cepoint ce que réclame la dignité dune république, voicice que racontait, avec une arrière-pensée dinsulte sansdoute, la Gazette dAugsbourg , organe censuré des chan-celleries : « La petite république de -Saint-Marin, qui fait« si peu de bruit dans le monde politique, avait écrit à« Louis-Philippe une lettre de félicitation à loccasion de« lattentat dAlibaud. Le monarque répondit en termes« très-gracieux que la continuation de sa bienveillance« était acquise à la république de Saint-Marin , mais que,

« pour la mériter, elle ferait bien d'éloigner de son ter-

1 Voir aux documents historiques, 11 5 .

V.

8