CHAPITRE V.
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l rie Diète extraordinaire avait été convoquée : elle serassembla le 17 octobre 1836, et le périlleux honneurde préparer une réponse à Y ultimatum de M. de Monlebellofut confié à une commission composée de sept membres :MM. Tscharner, Monnard, Keller, Amrhyn, Kern, A'agel,et Maillardoz. Des travaux de cette commission sortirentbientôt trois projets de réponse dépourvus tous trois d’é-nergie, et présentés, le premier par la majorité de lacommission, le second par M. Tscharner, le troisième parM. Maillordoz. La discussion eut lieu à huis-clos, et ce nefut qu'après plusieurs séances orageuses que la Diète com-posa, des divers projets, une réponse définitive. La Suisse y revenait formellement sur ses décisions antérieures, ety déclarait que la Diète n’avait, eu aucunement l’intentiond’offenser le gouvernement français en décidant que lespièces de l’affaire Conseil lui seraient envoyées 1 . De sorteque la mauvaise cause triomphait, et par la violence duplus fort, et par la pusillanimité du plus faible : tristecouronnement de tant de scandales!
Or, la veille même du jour où la Diète oubliait à cepoint ce que réclame la dignité d’une république, voicice que racontait, avec une arrière-pensée d’insulte sansdoute, la Gazette d’Augsbourg , organe censuré des chan-celleries : « La petite république de -Saint-Marin, qui fait« si peu de bruit dans le monde politique, avait écrit à« Louis-Philippe une lettre de félicitation à l’occasion de« l’attentat d’Alibaud. Le monarque répondit en termes« très-gracieux que la continuation de sa bienveillance« était acquise à la république de Saint-Marin , mais que,
« pour la mériter, elle ferait bien d'éloigner de son ter-
1 Voir aux documents historiques, 11“ 5 .
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