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Tome cinquième.
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CHAPITRE TI.

IM

territoires ny étaient pas même pressenties : Abd-el-Ka-der tira parti de tout cela en homme supérieur. En trai-tant avec lui, les Français avaient paru le mettre à leurniveau : il sen prévalut auprès des siens, et profita de lapaix pour se procurer des armes, pour raffermir son in-fluence, pour abattre ses rivaux et, entre autres, Musta-pha Ben Ismaël, pour jeter enfin dans la province dOran des bases sur lesquelles pût revivre et se constituer la na-tionalité arabe.

Or, l'autorité supérieure flottait à Alger entre un géné-ral en chef provisoire et un intendant civil : celui-ci fierde ses connaissances administratives dont il faisait adroi-tement prévaloir lempire 5 celui- se défiant trop de seslumières et nusant qu'avec réserve dun pouvoir quilsavait intérimaire . M. Genti de Bussy était un homme ca-pable; il avait une intelligence vive et le goût de la domi-nation : il simposa pendant quelque temps au généralVoirol, son supérieur. Mais il finit par perdre son in-fluence, faute de lavoir suffisamment ménagée, irrita dessusceptibilités légitimes, et fut rappelé. Le général Voirol11 e tarda pas lui-méme à quitter lAfrique , il laissait debelles routes ouvertes par lui dans le massif dAlger , etun nom cher aux habitants.

Le gouvernement avait-il résolu labandon dAlger ?Déjà ce doute germait dans beauconp desprits; on allaitjusquà prétendre que cétait un sacrifice secrètementexigé par les Anglais : une commission envoyée en Afri­ que dans les premiers jours de septembre 1833, et qui secomposait de MM. le lieutenant-général Bonnet, dHau-bersaërt, De la Pinsonnière, Piscatory, Revnard et Lau-rence, vint donner aux appréhensions publiques un con-