CHAPITHE VI.
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qui lui-même tenait la campagne avec sa cavalerie, vint,dans la matinée du 22, prendre en queue la brigade d’a-vant-garde, au moment où les Kabyles l'attaquaient defront et où les Turcs se répandaient sur son tlanc droit.La situation était critique; la bravoure des Français nelaissa pas un instant la victoire indécise, et sur tous lespoints à la fois l’ennemi fut repoussé.
Pendant que ceci se passait sur les hauteurs de Koudiat-Aty, un nouveau malheur frappait l’armée. Le convoiresté en arrière n’avant pu être arraché aux boues, lessoldats qui escortaient les voitures se mirent à les pilleravant de les abandonner, et se gorgeant d’eau-de-vie pourtromper la faim qui les tourmentait, livrèrent une proiefacile au yatagan des Arabes.
La journée du 22 avait été employée par le principalcorps d’armée à canonner la porte du pont et à préparerl’assaut : le 23, l’artillerie continua à battre la ville; et labrigade d’avant-garde, appelée encore une fois au com-bat, chargea et culbuta les troupes du bey.
La nuit venue, deux attaques sont simultanément or-données : l’une, du côté de Mansourah, contre la porte dupont; l’autre, du côté de Koudiat-Aty, contre la porte deBab-el-Oued. Dans la première, qui n’était qu’un héroï-que effort contre des obstacles trop multipliés, le généralTrézel eut le cou traversé par une balle. La seconde, con-duite par le colonel Duvivier, coûta la vie à deux officiersdelà plus haute espérance : le capitaine Grand et le com-mandant Richepanse. Elle échoua, d’ailleurs, faute demoyens suffisants : les haches avaient manqué pour en-foncer une porte bardée de fer, que ne pouvaient entamerni les crosses de fusil ni les baïonnettes.