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Tome cinquième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

M. Duchàtel semporta jusquà dire, dans un langage plusspirituel que mesuré : « Le roi a deux manières de son-ie ner M. de Montalivet. Quand il le sonne d'une façon, il« vient-, quand c'est de lautre, il sen va. »

Or, pendant que les intrigues se croisaient de la sorteautour du trône, le public se perdait en conjectures sur lescauses, sur la durée de l'interrègne ministériel. La pressenourrissait et déjouait par mille récits changeants la curio-sité des oisifs. A la Chambre, plus de discussions suivies;tout débat languissait ; la parole découragée des orateurstombait dans le vide, et chacun sinquiétait du pouvoirabsent. Enfin, dans la séancedu lôavril (1837), M. Guizot ,en allant reprendre, au Centre Droit, sa place de simpledéputé, apprit à ses collègues quun dénoùment venaitd'être donné à la crise. Deux listes, en effet, avaient étéconcurremment présentées au roi : l'une par M. Guizot ,lautre par M. Molé . La première portait les noms deMM. de Montebello, Guizot , Dumon, de Rémusat. La se-conde assignait la présidence du Conseil et le déparlementdes affaires extérieures à M. Molé , la justice et les cultesà M. Barlhe-, l'intérieur à M. de Montalivet; linstructionpublique b M. de Salvandy ; les finances à M. Laeave-La-plagne. Ce fut pour celle-ci que le roi se décida. Elle lais-sait le ministèredes travaux publics à M. Martin (du Nord),le portefeuille de la marine à M. de Rosamel, et chassaitdu Pouvoir le parti doctrinaire, frappé dans la personnede MM. Guizot , de Gasparin et Duchàtel.

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