LES FEMMES. lù
alors la qualité la plus désirable, laplus recherchée parmi les femmes. Lastérilité devenait un opprobre , unemarque notoire de la malédiction deDieu ; celle qui éprouvait ce malheurse soumettait à toutes les humiliationssans oser murmurer.
Cependant les patriarches, plaéés enquelque sorte entre l’état de barbarieet la civilisation , non-seulement trai-taient les femmes sans rigueur, par lebesoin qu’ils en avaient, mais conser-vaient même, devant elles, une sortede modestie et de pudeur de langage.
11 est à remarquer que cette défé-rence , ces égards pour les femmes,sont toujours la suite et la preuve cer-taine qu’un peuple marche à la civili-sation. Chez les barbares , les femmesne sont rien : les mœurs de ces peu-ples s’adoucissent-elles , on compte lesfemmes pour quelque chose; enfin, secorrompent-elles, les femmes sont tout.