IÆS FEMMES.
Sa
enfin que d’être la mère de tos en-fans ! — Elle rougit en achevant cesparoles, et quelques larmes tombaient deses yeux : c’était son bonheur présent quiles faisait couler , plutôt que sa tristessepassée. Le Très - Haut, touché de sonhumble patience , attendrit pour elle lecœur de son mari. —Je ne vous aipoint fatigué de mes plaintes , reprit-elle , récompensez-moi : pour la pre-mière fois, jetez sur votre servante unregard favorable. — Il n’était pas besoinde céder votre enfant , lui dit son ieuneépoux en la pressant dans ses bras ;Lia , vous m’êtes chère aussi ! — Ilsrevinrent ensemble, et Lia ramassaittoutes les fleurs de la prairie pour ornersa couche en cet heureux jour.
Neuf mois après elle enfanta un troi-sième fils qu’elle appela Lévi. La ja-lousie de liacliel avait redoublé. Lejeune Siméon allait toujours à sa mèrequi l’avait nourri de son lait, et cet