Ï.ES FEMMES. U ' J
enfant n’était qu’une faible consolationpour celle qui l’élevait. Elle se plaignaitau Seigneur, elle se plaignait à son mari,elle se plaignait sans cesse , et Jacobc’était point heureux. Souvent, dans lesilence des nuits , il croyait entendre lesreproches de son frère, et la voix mena-çante d’Esaü retentissait long-temps ases oreilles. Jacob n’était cependant pasendurci. Son cœur était juste 5 maisquand le fils d« la femme va commettreune faute, il est entraîné par un torrent,au lieu que, pour la réparer, il fautqu’il remonte le rapide courant. — Unenuit qu’il s’était couché plus triste en-core que de coutume , il entendit cesmots : <r Je ne permets pas que l’homme» soit heureux tant qu’il s’élève un cri ,35 un seul cri contre lui. Je te l’ai déjà» dit, ô fils d’Abraham ! espères - tu33 donc l’emporter sur moi, qui suis le33 Dieu puissant, le Dieu fort et ter-» rible, la frayeur d’Isaac ? Oublies-t*