LES FEMMES. I $7
Jusques-là les femmes, indécises dansleurs désirs , soumises jusque dans leurspensées , et ne connaissant d’autres clar-tés que les lueurs passagères du plaisir ,attendaient sans espérance. Devenueschrétiennes , elles subjuguent leurs sens ,elles subjuguent leur raison , embraséesd’une flamme pure et hardie , elles s’é-lèvent à l’amour divin, et goûtent cebonheur anticipé que la foi nous dis-pense au sein même de l’adversité.
C’était surtout sur ces âmes tendresflue la loi du Christ devait exercer toutes °n influence. Elles furent, en effet, lespremières à embrasser ces dogmes reli-gieux , qui, répondant à tous les mou-veinens secrets de leur coeur , à ce pen-chant naturel de pitié, 'd’amour et dedévouement , leur offraient une occupa-tion attachante et desjouissances sans re-mords. La prodigieuse révolution que cemoment produisit est difficile à peindre.
Le christianisme , sévère en prin-i4**