LES FEMMES. 1 4 5
camps et de se séparer de tout ce qu’ilaimait.... Qu’ils furent touclians leursadieux ! combien leur douleurélait vraie,profondément sentie ! Enfin il fallut s’ar-racher l’un à l’autre; leurs larmes re-doublèrent , leurs bras s’ouvrirent uneseconde fois, et Léon s’éloigna. Hélas !cruelle absence qui lui coûta le charmede sa vie ! Appia, isolée, ne cherchaitpoint de distraction dans les plaisirs d’uninonde importun ; elle vivaitretirée dansle sein de sa famille : le saint exerciced’un culte proscrit occupait en secretfous ses momens. Après plusieurs moisde souffrance , de quel étonnement ellefrappée , lorsqu’elle sentit que cen était qu’au pied des autels que sadouleur s’apaisait, que ses larmes sem-blaient s’arrêter! On cherche ce quisoulage. Ei\ e y retourna pins souventmalgré les périls qu’elle courait. Bientôtelle y passa le jour entier. Un ministre ducml, aussi vertueux qu’instruit, et quii. i5