Band 
Tome premier.
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146
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ZES FEMMES.

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chaque jour bravait, pour la foi, la dé-fense des tyrans, s’empara de sa con-fiance; ses peines furent déposées dansle sein de ce confident sacré. Pouvait-elle lui dire autre chose ! elle n’avaitpas de fautes à avouer Appia écrivaittoujours à Léon : ses idées étaient aussitendres, mais ses expressions avaientmoins de chaleur. On voyait plus d’a-mitié sentie que de passion. Léon nes’en alarmait pas, il était si sûr d’elle !Certain d’ailleurs que des soins pieuxl’occupaient en son absence , il en éprou-vait une satisfaction secrète. L’amant lemoins jaloux l’est toujours : il aimemieux savoir sa maîtresse au pied desautels qu’au milieu d’un monde séduc-teur. Hélas ! Léon ignorait que ce mêmeautel qu’il bénissait secrètement devaitlui ravir sa maîtresse ! Le calcul secretd’Appia était trop délicat pour ne pas Hporter à suivre le parti que sa tendressemême lui inspira.