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LES FEMMES. 205
humain paraissait plongé dans un étatd’incertitude et. d’imbécillité : En Eu-rope , il existait dans les esprits un mé-lange d’idées amoureuses , religieuses et§«errières , qui portait à la fois auxchoses les plus opposées. IXn amant, parle même sentiment qui l’attachait à samaîtresse , se croyait obligé d’égorgercelui qui s’avisait de jeter sur elle uns eul regard. Les pèlerins même, dansleurs voyages , pillaient, violaient, etarrivaient à Jérusalem chargés de crimesd’autant plus multipliés, qu’ils avaientla certitude du pardon. Aucun asile n’é-feit sacré, aucune propriété assurée; ledroit du plus fort s’exercait partout ; lesfemmes étaient plus poursuivies que re-cherchées, Cependant quelques idées deraison et de justice se laissent remarquerau milieu Je ces désordres.
On était las d’une anarchie cruelle oùchacun saisissait tout, sans que personne,JL| t rien. Cette lutte intérieure du désir
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