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eu croit nos voyageurs , c’est surtoutdans certaines provinces d’Espagne quel’on retrouve les traces de ses anciennesmœurs. Celles de Madrid son plus relâ-chées, et ne rappellent que faiblementles souvenirs de la galanterie apportéeparles Maures. Si les Italiennes ont unsigi.'.bé , les Espagnoles ont un cortéjo,qui diffère du sigisbé , en ce que celui-ci n’est que l’homme dévoué" aux soins,et non destiné aux faveurs , tandis quele corté o des Espagnoles est bien véri-tablement l’amant heureux. Tant qu’ilrègne , personne ne se présente , et, s’ilest congédié, rarement sa place reste-t-elle long-temps vacante. Jusqu à l’ins-tant où les jeunes personnes sont ma-riées, elles vivent dans les couvens oudans l’intérieur de leurs familles; maisonassure que ces mêmes couvens ne soutpasexempts de quelques intrigues amoureu-ses , qui profanent leur enceinte sacrée.
L’amour, et par conséquent la con-