T,ES FEMMES. 10 ()
Peut-être en ce moment elle la lit, elledevine le sens caclié de ses paroles. Cesparoles sont sur un air aimé. Zunilda lachante indubitablement. Les sons tou-cliansdesa proprevoix, unis à des expres-sions amoureuses , peuvent porter dansson âme une douce langueur dont il pro-fitera. Quelle heureuse idée ! que d’es-poir .' Mais où est-elle? Le moment estfavorable : c’est celui qu’Elerz choisitpour la chasse. Zunilda est seule , ellen’aura pas voulu abandonner son amià la douleur qu’il feint d’éprouver. Oùla trouver? Il parcourt la vallée, cherchedans les bois voisins de la maison; enfin,fatigué de ses recherches , il entre, ar-rive au bosquet du jardin... Il n’a pasfait quelques pas, qu’il entend les accensde Zunilda ; il se cache , il s’approchedoucement. C’est assez pour lui de l’en-tendre; a-t-il besoin de la voir? Ellechantait le premier couplet de sa chan-son. Quelle douce émotion il éprouve !
4 . JO