124 LES FEMMES,
ic vallon, entre (leux montagnes. L’a-Lord en est difficile , les montagnes seresserrant ne laissent qu’un étroit pas-sage ; mais bientôt la scène s’ouvre, etlaisse voir un bois étendu que divise eudeux parties égales un large ruisseau quidescend des rochers. D’un côté s’élève lebois des femmes ; sur l’autre rive estce-lui des hommes ; tantôt rapide, tantôtarrêté dans son cours, ce ruisseau sembleêtre le fleuve de la vie.
Les bons Balécarliens sont trop sim-ples pour avoir pensé à cette image, Jehasard seul leur fait choisir ce lieu. U tpère qui reçoit du ciel un enfant désiré,plante un mélèse sur la rive droite duruisseau, si c’est un garçon ; un cèdresur la rive gauche , si c’est une fille.Quand le sort frappe l’enfant dont cetarbre a marqué la naissance, la famillese rassemble , vient arracher et briserl’arbre : elle en enferme les débris dansla tombe de l’enfant; les racines seules