Band 
Tome quatrième.
Seite
141
JPEG-Download
 

1ES FEMMES. l4>

Comme un son discordant vient quel-quefois interrompre une douce harmonie,cette louange forcée, cet enthousiasmefactice de Florvel, joint au mouvementde son visage, au feu qui sortait de sesregards , arracha tout à coup Zunilda deson doux abandon. Elle regarde Flor-vel avec étonnement ; elle cherche àquoi tenait cette chaleur subite, impré-vue; mais incapable de rien imaginerde contraire à l’innocence , et n’ayantpas l’habitude de s’expliquer tous lesdiscours de Florvel, elle ne s’efforce paslong-temps à le comprendre , et sa pen-sée retourne à son cher Elerz. Pouraugmenterle délire de Florvel en ce mo-ment, Zunilda , embarrassée d’une gazelégère qu’elle portait, la jette avec dis-traction , et découvre aux yeux de Flor-vel une taille enchanteresse et milletrésors qu’il n’avait pu que deviner , etdont son œil avide peut saisir plus aisé-ment les contours. Il ne se contient plus,